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jeudi 24 février 2011

BARRIO FOTO

Découvrez la vidéo des ateliers photo réalisés cet été à El Salvador et au Mexique!


mardi 27 juillet 2010

Retour à l'école


L'atelier photo a pu être possible grâce à l'école du quartier Las Palmas qui a sélectionné deux groupes de six élèves. J'ai ainsi pu découvrir l'ambiance festive d'une école salvadorienne lorsque nous allions faire des photos avec les jeunes...

BIENVENIDOS A LAS PALMAS, San Salvador

Las Palmas est un quartier populaire situé près de la Zona Rosa, le quartier économique de la capitale de El Salvador. Ce quartier souffre encore d'une mauvaise image due à la haute criminalité qui y régna de nombreuses années. Il est toujours contrôlé par la Mara 18, mais est quadrillé jour et nuit par la police et l'armée. La Fondation Semillas de Amor oeuvre au quotidien dans des programmes de prévention à la délinquance. Les graffitis de la Mara 18 ont été remplacés par des peintures prônant la religion, l'amour et la paix. La situation s'est calmée, mais ce n'est pas pour cela que tout est réglé. La grande majorité des habitants du quartier vivent dans de grandes conditions de pauvreté. C'est ici que j'ai été accueilli pendant près de 3 semaines. Parallèlement à l'atelier photo que j'ai organisé avec une douzaine de jeunes du quartier, j'ai pu apprendre à connaître de nombreux habitants qui m'ont ouvert chaleureusement leurs portes.

Sur une des places principales du quartier, les maison ont été ornées de motifs joyeux grâce au soutien de la Fondation Semillas de Amor

Le quartier a été construit en bordure d'un torrent, situation délicate lors de fortes pluies

Le Che, nouveau symbole politique depuis les élections

Ici, un mur n'est pas un obstacle...

Les toits du quartier témoignent de sa précarité

L'armée, présente jour et nuit dans le quartier

La Chila, toujours là deux ans après!

Les vendeuses de tortillas

Des maisons construites après un glissement de terrain par l'ONG "Un techo para mi pais"

vendredi 23 juillet 2010

Atelier Photo à Las Palmas, San Salvador

BARRIO PHOTO San Salvador, en partenariat avec la Fondation Semillas de Amor, a commencé la semaine dernière dans un quartier populaire de San Salvador, Las Palmas.
Deux groupes de 6 jeunes ont ainsi été formés en théorie et en pratique à la photographie et demain aura lieu l'exposition dans l'école du quartier. Celle-ci cloturera le projet. La semaine prochaine, je vais tenter d'approfondir mon reportage sur la Mara 18, au sein de ce même quartier. Bientôt plus de photos sur le blog...

Le groupe des "Chicles"

Le groupe des "Paparazi"



Les jeunes en action


Quelques photos des jeunes


Pour en savoir plus sur la Fondation Semillas de Amor: http://www.actiweb.es/funseamor/

dimanche 4 octobre 2009

Las Palmas San Salvador


La Fondation Semillas de Amor du quartier de las Palmas dans le centre ville de San Salvador a besoin de votre aide. Plus que jamais cette fondation aux moyens dérisoires a besoin de votre soutien pour poursuivre ses programmes sociaux de réinsertion d'anciens membres de Maras et d'accès à l'Education dans le quartier de Las Palmas et d'autres lieux précaires du Grand San Salvador.

Pour en savoir plus: http://www.actiweb.es/funseamor/

Et quelques vidéos:
http://www.youtube.com/watch?v=AX1MxwqoOVA
http://www.youtube.com/watch?v=Sxq19E2V04o
http://www.youtube.com/watch?v=hlddgBsSPnI


Dans la nuit de mardi 6 Octobre 2009, j'ai été invité à intervenir à l'émission "Allô la Planète" de France Inter pour parler d'El Salvador. Vous pouvez retrouver l'émission en la podcastant.

Plus que jamais, je souhaite faire le maximum pour que mon deuxième projet, consistant en un échange entre des jeunes de San Salvador, Lyon et Montréal puisse voir le jour. L'objectif est de valoriser le talent de jeunes en situation d'exclusion via un voyage dans la ville partenaire et de nombreuses rencontres permettant la maturation de leur projet.

dimanche 14 juin 2009

Projet DENISALVADOR

Le projet FOTOMEXCABIA touche très bientôt à sa fin officielle, soit le 3 juillet avec le décrochage de l'exposition de Crolles.

En juillet, je ne sais toujours pas si je pourrai réaliser le reportage rémunéré sur un chantier international de jeunes pour l'association CONCORDIA en Savoie. nous sommes dans l'attente de réponses des bailleurs de fonds. Si cela ne peut pas se faire, j'apprécierai un bon retour aux source dans la région nantaise pour du repos bien mérité.

En Août, j'espère pouvoir aller au moins deux semaines à Berlin.
Fin août, j'irai exposer Villeneuve-Pavon au Centro Espanol de Perpignan pendant le fameux festival de photojournalisme VISA POUR l'IMAGE.

En septembre, j'ai posé ma candidature pour aller au mois de la photo de Montréal pendant une semaine, ainsi qu'à un grand projet de l'Union Européenne sur 2 ans sur la thématique de la jeunesse défavorisée.

A partir de mi-septembre / début octobre, je débuterai un stage de six mois avec le grand photographe Reza à Paris. Je m'occuperai notamment de la promotion de deux nouveaux livres et aider à la réalisation du festival de photo PHOTOQUAIS avec une trentaine de photographes mondialement reconnus. Je pourrai donc découvrir les hautes sphères du monde professionnel de la photographie.

Ensuite, j'ai pensé à un second projet, beaucoup plus ambitieux, sur deux ans. Il s'agit d'un échange entre 4 jeunes de la Région Parisienne (St Denis) et 4 jeunes de San Salvador en Amérique Centrale. Une association serait créée pour que des liens forts puissent se pérenniser entre ces deux villes et les structures associatives locales (La Ligne 13 et la Fundacion Semillas de Amor). L'objectif est que 8 jeunes de quartiers motivés qui ont un projet personnel professionnalisant puissent valoriser leur initiative à travers cet échange. En septembre 2010, les 4 français iraient découvrir les réalités de San Salvador, aussi bien dans les quartiers que dans d'autres milieux. Après ces deux semaines, ils devront faire un rendu de leur expérience de manière totalement libre pendant deux mois en Région parisienne et en région Rhône-Alpes. Ensuite, en janvier 2011, les salvadoriens viendraient à Paris pendant deux semaines et feraient un rendu sur deux mois dans leur pays. 
Le rôle de Romain et moi serait de faire le pont entre ces deux pays, entre les deux villes et les deux associations. Nous aurions notre mot à dire quant à la sélection des jeunes et accompagnerions les jeunes lors des voyages et des rendus sur deux mois. Les jeunes devront avoir un projet, quel qu'il soit. Nous voulons que ces jeunes profitent du rayonnement médiatique de ce projet pour se mettre en avant, valoriser leur projet personnel et avoir de réelles chances de le voir se concrétiser et enfin prouver à la société que dans les quartiers, il y a des jeunes talentueux qui méritent d'être considérés et aidés. Après ces deux ans, nous espérons que ces jeunes prendrons le relais de cette initiative pour élargir ce projet à davantage de jeunes et à davantage de pays.
J'ai déjà envoyé le dossier au jury national du programme Envie d'Agir, à la Fondation Marcel Bleustein Blanchet pour la Vocation et à la Fondation  Henri Cartier Bresson. Depuis 3 mois, j'ai relancé les services de la jeunesse et de la culture de Saint Denis, mais je reste sans aucune réponse, ce malgré un rendez-vous programmé, annulé et jamais reporté. Je vais essayer de transmettre le dossier par d'autres moyens.
Avis aux lecteurs de ce blog: si la ville de Saint Denis n'est pas intéressée par ce projet, je serais à la recherche d'une ville dynamique du 92 ou 93 intéressée par cette initiative. Le temps presse: je dois être sur Paris à partir de septembre et je voudrais vivre dans la ville où je réaliserai ce projet. Si aucune collectivité de la Région Parisienne ne se trouve intéressée, cela serait tout simplement bien dommage... J'ai une possibilité de réaliser ce projet en Région Rhône-Alpes, de plus en ayant l'opportunité de ne pas vivre de manière totalement précaire pendant deux ans supplémentaires, mais d'un point de vue professionnel, rester à Paris pour "faire mon trou" dans la photo serait ce qu'il y a de meilleur.

Ce projet n'en est qu'à ces  balbutiements. J'ai cependant eu d'excellents retour de la part de grosses associations de Rhône-Alpes et de Paris, ce que je trouve réellement encouragent. Affaire à suivre donc, à partir de septembre...


Jean-Félix

vendredi 24 octobre 2008

Centro de Rehabilitacion Principe de Paz

Après être allé à la Ferme-Ecole, je suis allé faire un tour dans ce centre de réhabilitation tenu par un prêtre de l'Eglise "Prince de Paix" (Ici il y a un nombre incroyable d'églises protestantes, notamment implantées par les américains). J'ai pu discuter avec deux personnes parmi les 100 présentes au centre. Le temps était court, je n'ai pas fait tout ce que j'ai voulu, mais je vous laisse quand même découvrir deux portraits.
Despues de ir a la Granja Escuela, me fui en este centro de rehabilitacion Principe de Paz (Aqui en El salvador, hay muchas iglesias diferentes, que provienen en general de los Estados Unidos). He podido hablar con dos personas dentro de las 100 que viven aqui. El tiempo fue muy poco y no alcanzé hacer todo lo que queria, pero les dejo descubrir dos retratos.

On m’appelle Wester. J’ai 34 ans. J’ai commencé à prendre des drogues à partir de 10 ans. Je n’avais que ma mère, mais ce n’est pas parce qu’on vit dans une famille décomposée que l’on tombe dans la drogue. J’ai commencé à sortir avec mes amis, à sécher les cours. Ma famille pensait que j’allais à l’école. Quand ils s’en sont rendu compte, il était beaucoup trop tard.

De 10 à 26 ans, je consommais de tout: colle, marijuana, alcool, pilules, crack. Je suis allé dans deux centres de réhabilitation en 1999. J’y suis resté trop peu de temps et je n’étais pas prêt à arrêter la drogue. Pour arrêter ce vice, il faut être prêt mentalement pour pouvoir changer son caractère. L’année suivante, je me suis rendu compte du désastre occasionné par la drogue : j’ai perdu ma famille avec leur respect et leur confiance.

Cela fait 8 ans que je suis ici, mais 6 ans que je ne consomme plus rien, ni même une cigarette. Parce quand on veut sortir d’un tel cercle vicieux, il faut tout arrêter.

En 2002, ma mère est décédée. En 2005, mon frère s‘est fait assassiner par un gangster. Il y a 4 mois, ma seconde épouse est décédée. Malgré ces moments noirs, j’ai résisté. Je ne suis pas retombé dedans. Maintenant, je sais que je peux sortir du centre de réhabilitation sans problème, mais n’ayant plus rien à l’extérieur, je reste ici pour aider les autres grâce à mon expérience.


On m’appelle L’Oiseau (Pájaro). J’ai 25 ans. Je suis né au Salvador dans le village d’Antiguo Cocatlan. Seul ma mère m’élevé. J’avais donc beaucoup de liberté étant donné qu’il me manquait l’autorité paternelle. A 13 ans, ma mère s’est rendue compte que je ne travaillais pas très bien à l’école. A 14 ans, je ne voulais plus aller à l’école. A 15 ans, ma mère m’a forcé d’aller à l’école, mais ça n’a pas marché car je ne le voulais pas. A 16 ans, j’ai connu la prison pour mineurs pour tentative d’homicide, dégradation de propriété privée, vol, etc…

Je suis rentré dans la Mara 18 à 14 ans. Nous étions la seconde génération avec une vingtaine de mecs. La quatrième génération est en train de rentrer en activité. La Mara Salvatrucha est venue tuer deux d’entre nous et c’est ainsi que tout a commencé. Quand la situa tion est devenue plus chaude, ma mère m’a envoyé dans ce centre de réhabilitation à 17 ans. J’en suis sorti à 18 ans et j’ai réintégré le gang de la Mara 18. A 20 ans, la Mara Salvatrucha m’a bastonné presque à mort, en me perforant avec un couteau l’estomac et un poumon.

Cela fait 4 mois que je suis de nouveau ici et j’espère en sortir le plus rapidement possible. Ici j’ai rencontré un mec de la Mara Salvatrucha et nous nous entendons très bien.



Dans le centre de réhabilitation, deux jeunes des deux gangs opposés se sont liés d'amitié.

En el centro de rehabilitacion, dos chicos de pandillas opuestas se hicieron amigos.

vendredi 17 octobre 2008

La Mara Salvatrucha -MS13-

La Mara Salvatrucha est le gang adverse au Gang 18. Elle a son origine également à Los Angeles. Les photos qui suivent ont été prises dans le quartier 22 de Abril de San Salvador. Ce coup-ci, nous avons eu de la chance, car nous avons croisé une patrouille de police qui nous a accompagné. Les jeunes gangsters ont donc disparus aussi vite qu'ils sont sortis et j'ai pu prendre les photos en sécurité. Et dans ce quartier, il y a encore plein de graffitis, ce qui est aujourd'hui bien difficile à trouver á cause du plan Mano Dura du gouvernement.



La Mara Salvatrucha es la banda de pandilleros adversa a los de la 18. Tiene tambien su origen en Los Angeles. Las fotos que siguen fueron tomadas en el barrio 22 de Abril en San Salvador. Hemos tenido suerte, porque hemos visto una patrulla de policia que nos aseguro, y asi he podido tomar las fotos sin tanto problema. Y en esta colonia, todavia hay un monton de grafitis, lo que ahora esta más dificil de encontrar por el plan Mano Dura.

Les photos qui suivent ont été prises dans le Quartier de la Iberia. Pour se faire, vu que nous ne connaission personne dans le quartier, nous y sommes rentrés en taxi pour détaler le plus vite possible en cas de problème. A peine entrés dans le quartier, aussitôt les jeunes sortaient pour observer qui j'étais.


Las fotos que siguen fueron tomadas en el barrio de la Iberia. Para poder hacerlas, fuimos en un taxi para poder irnos el más rapido posible en caso de problema. Desde cuando acabamos de entrar en el barrio, ya salieron los pandilleros para ver quien estamos.